Essaouira, ville des alizés, est une petite ville côtière paisible, presqu'île baignée par l'Atlantique et limitée au Sud à Oued Ksob qui se jette dans la baie et sépare l'ancienne cité du village Diabet. Ce petit village abrita, dans les années soixante dix une communauté formée du mouvement hippie.
Les îles de Mogador, ces vestiges d'une ère glorieuse, cernées par une eau poissonneuse où la pêche est facile, semblent braver la nouvelle ville.
Mogador était un comptoir phénicien puis romain. Pour les phéniciens, ces grands navigateurs de l'époque, ce point leur servait d'escale avant de continuer leur route en contournant l'Afrique. Tandis que les romains venaient sur cette île cueillir ce précieux mollusque qui leur procurait la fameuse couleur pourpre dont ils teignaient leurs toges.
Hélas ce plus grand port de la région á cette époque, qui a connu toute sa gloire, n'est guère plus aujourd'hui, qu'un petit port de pêche.
La population d'Essaouira est constituée des Regraga, venus des montagnes « Jbel Hadid » et qui introduisirent l'Islam dans la région ; des berbères Haha et des Chiadma. Ces trois tribus avec la grande communauté juive, vivaient en toute harmonie.
La région d'Essaouira est célèbre pour les immenses forêts qui l'entourent et constituées principalement d'eucalyptus, de thuya, d'arganiers... Ce dernier pousse dans cet endroit unique et qui produit ce fruit précieux dont on extrait une huile parfumée et délicieuse aux multiples bienfaits.
Partout où pousse l'arganier des troupeaux de chèvres sont perchés à grignoter son fruit et à contribuer à la préparation de son huile. On ne peut parler de ces forêts sans évoquer le miel réputé dans cette région pour saveurs aux milles plantes sauvages, dont le thym, aux vertus guérisseuses.
Cette région est peuplée de chameaux et de moutons qui fournissent une laine de qualité et nécessaire à cette région où le vent souffle